Détails de l’itinéraire : 80 km, dont 59 km en gravelle, environ 1800 m de D+
C’est par un magnifique matin venteux d’automne que nous nous sommes aventurés sur ce costaud parcours… quoi de mieux qu’un imposant défi de routes non pavées pour tester mon nouveau bolide de gravelle? On est entré dans le vif du sujet rapidement : au 3e km, une montée de 3,5 km nous attendait pour préparer nos jambes pour la suite. Et la suite ne s’est pas trop fait attendre avec une autre ascension, longue de 12,5 km cette fois (incluant quelques plateaux, heureusement) pour valider si nos quadriceps étaient bel et bien réchauffés!



Woosh, woosh, woosh… c’était le bruit assourdissant de la rotation des pales des éoliennes à proximité dans mes oreilles juste avant de rejoindre le sommet. Inconsciemment, j’essayais de synchroniser ma respiration avec cette manifestation sonore, mais plus je m’approchais de ces immenses ventilateurs, plus j’étais essoufflée; l’inclinaison de la route sous mes roues ne cessait de s’accentuer! Avec l’étrange impression de me retrouver au pays des géants, j’ai savouré chacun des replats pour reprendre un peu mon souffle.
Cette journée figurait parmi celles où le vent, bien que très puissant, était mon meilleur ami, et ce, malgré de très fortes rafales. Même si nous avions affaire à des surfaces de gravelle plutôt roulantes, quoi que très variées, il faisait très chaud à force de manger du D+ dans le relief à pic beauceron.



Entre les km 20 et 40, le parcours demeure généralement sur un plateau à 500 m d’altitude et dès que les arbres cessent de nous encercler, la vue se dégage sur les champs en contrebas. Ces magnifiques récompenses pour les yeux valent largement l’effort induit dans les jambes quelques minutes auparavant.
L’arrivée à la microbrasserie de Tring Jonction, la Shop à bière, au km 51, est plus que bienvenue pour se ravitailler et prendre une pause. Gardez-vous toutefois de l’énergie pour les 30 dernières bornes, car vous devrez affronter une autre longue montée qui vous mènera au point culminant de cet itinéraire, à 618 m d’altitude.




Lorsque vous penserez que ça ne fera que descendre jusqu’à la fin, un dernier raidard vous surprendra, en vous gratifiant d’un autre paysage splendide. Puis, retour sur la route 216 pour rejoindre Saint-Sylvestre, où le trafic dense marquera la fin de ce monde parallèle de gravelle et vous ramènera brutalement à la réalité. Soyez prudents!



