Explorez Montréal à vélo : Circuit de 74 km et microbrasseries

Détails de l’itinéraire : 74km, environ 300m de D+ (et un peu de poussière de pierre, 7 km environ)

Je vais à Montréal plusieurs fois par année, mais rares sont celles où je traîne le vélo. Le réseau de vélo-partage est si bien développé dans la métropole que je préfère, de loin, utiliser le bon vieux Bixi pour me déplacer sur l’île.

Cette fois, munie de mon propre bolide, j’ai eu envie d’un p’tit tour de ville, reliant à la fois quelques microbrasseries que je n’avais encore jamais visitées et des endroits prisés pour rouler. Je n’avais jamais remarqué à quel point le réseau cyclable de Montréal était développé… et utilisé! Pour celles et ceux qui voudraient pousser un peu dans les pédales, j’ai inclus une ascension du Mont-Royal, le circuit Gilles-Villeneuve et la voie maritime du St-Laurent, mais pour le reste : activez votre mode « touriste » et votre patience.

Le départ et l’arrivée se font près du parc La Fontaine, avec son modeste bassin et ses nombreux sentiers pour marcher ou jogger, lui conférant des allures de Central Park. À peine deux kilomètres sur la rue Rachel, qu’on entre dans le vif du sujet : l’ascension de la voie Camilien-Houde, une montée plutôt populaire chez les cyclistes du coin, comme le reste de l’île est plutôt plat. Prenez garde pour redescendre par le chemin Olmstead. S’il est magnifique et qu’on aime se laisser zigzaguer sous la canopée, il a le défaut de sa qualité : il est très achalandé.

De l’avenue du Parc vers l’avenue des Pins Ouest, on rejoint Berri, puis de Maisonneuve, tout cela sur l’immense réseau cyclable de Montréal. La traversée du Pont Jacques-Cartier, s’effectue comme un charme et la fille de Québec que je suis est envieuse, chaque fois, d’une telle infrastructure. Un petit kilomètre sur l’Île Sainte-Hélène, puis on débouche sur l’Île Notre-Dame, ces deux moitiés du Parc Jean-Drapeau, où se trouvent le bassin olympique et le circuit Gilles-Villeneuve (CGV), en plus d’être l’hôte d’une foule d’événements musicaux et sportifs.

Si c’est votre première visite sur le circuit, je vous prédis une bonne dose d’adrénaline à tourner en « rond ». Encore une fois, s’il est grisant de parcourir les 4 km et des poussières et d’enchaîner les tours à toute vitesse, il faut constamment demeurer vigilant, car c’est un lieu très populaire. Tout comme pour les ascensions du Mont-Royal, allez-y selon vos envies et répétez l’expérience ou passez à l’étape suivante : la voie maritime du Saint-Laurent.

Même si cette route, qui semble flotter dans le fleuve quand on regarde la carte, est un aller-retour, j’ai particulièrement apprécié ces quelques 25 km. J’ai été bien impressionnée de passer sous l’imposante structure du Pont Champlain; et de me sentir si minuscule sur mes deux roues. Au début, bien que j’ai aimé les arbres qui délimitaient la route de chaque côté, surtout qu’Éole était plutôt coriace, j’ai fini par trouver un peu dommage de ne pas plus souvent avoir vue sur l’eau. Après avoir emprunté la magnifique piste cyclable de l’Estacade, où j’ai été servie côté vue fluviale, j’ai donné quelques coups de pédales sur l’Île des Sœurs pour rejoindre mon premier arrêt houblonné au programme : la microbrasserie Messorem.

Depuis le temps que j’en entendais parler, je n’ai pas été déçue par ma visite au Messorem, ce repaire des amateurs de cycles et de houblon. Des crochets et racks à vélo, aux multiples tables à pique-nique turquoises, tout sur cette terrasse semble réfléchi pour l’après-ride! J’ai accompagné ma délicieuse IPA d’un sandwich de falafels qui m’ont ravitaillée parfaitement.

J’ai repris le guidon, à la 61e borne, et je suis allée découvrir le canal Lachine, débordant de vie sous ce soleil radieux. Traverser le Vieux-Port de Montréal a continué de me faire sentir touriste dans une ville que je connais pourtant bien. J’ai ensuite bifurqué à nouveau sur la rue Berri, contourné le Parc La Fontaine, jusqu’à la microbrasserie Boswell, sur une portion calme de l’avenue Mont-Royal.

La coquette terrasse de la microbrasserie est parfaite pour y accoter mon bolide près de moi, tout en dégustant une bonne pinte. J’y allais surtout pour assouvir ma curiosité de goûter à la Cream Porter, la recréation d’une recette de 1940 de l’authentique Boswell Brewery, après qu’une bouteille scellée de la recette originale ait été analysée. Si le nectar foncé était plutôt sec en bouche, sa légèreté était parfaite pour un breuvage de fin de sortie (ou presque). Je devrai y revenir, non seulement pour goûter les brassins habituels, mais aussi pour tester le menu nourriture, qui me semble très alléchant!

Définitivement, une fois rentrée, je me suis promis que ce n’est pas la dernière fois que je jouais la touriste sur deux roues à Montréal, d’autant plus que l’offre brassicole de la métropole me paraît quasi-infinie!

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